
OOBATZ
Visité en octobre 2024
Au cœur de Ménilmontant, Oobatz (un hommage à Tony Soprano ?), né du talent de Dan Pearson, ancien boulanger devenu pizzaiolo, épate de son mélange réussi d’audace et de perfection. Le lieu, d’une apparente simplicité, est diablement bien pensé.
La table est minimaliste mais chaque détail est réfléchi … le peu qu’on y trouve est dressé au cordeau: pas de couverts, des serviettes en coton, de belles céramiques sous les pizze, des carafes impeccables, … La salle, du même acabit, est claire et agréable.
Dénudée sans être froide, essentielle. Toujours en phase avec ce qui précède, une carte étonnamment courte mais parfaitement bien balancée … six pizze à pâte fine comme à Rome, dont trois végés et une « carte blanche ».
Exécution impeccable, pâte (levée 36 heures) ultra digeste composée de six farines différentes et d’un levain maison, ingrédients sourcés avec soin et en nombre restreints. Bref, le bonheur.
La carte des vins est sans le moindre reproche, du côté naturiste de la force, interessante et variée. Bien que l’endroit ait manifestement le vent en poupe et qu’on soit à Paris (ben oui, c’est pas d’emblée un gage d’amicale coolitude, ne le prenez pas mal) le service est relax, sympathique … et d’une efficacité implacable.
L’ambiance emboîte le pas dans un joyeux brouhaha de langues diverses et variées. Aaargh … n’y aurait-t-il donc rien à dire d’un poil moins enthousiaste et positif pour ne pas donner l’impression d’être en promo ?
Allez, disons que le pourtant prometteur Pizzookie nous a laissé un peu plus dubitatif quant à son intérêt … Pas de quoi gâcher une soirée au goût de j’y-reviendrais-bien-vite-si-c’était-pas-si-loin-de-chez-moi.
À faire absolument.






