
Michel by AM
Visité en août 2026
Notre dernier dîner chez Alexandre Mazzia nous avait littéralement subjugués. Alors forcément, quand on a appris que ce chef triplement étoilé avait concrétisé l’improbable rencontre entre son univers et celui de la street food, on a eu furieusement envie de mordre dedans.
Le camion est posé à deux pas de son restaurant, au calme, à l’écart des circuits touristiques. Ici, surtout des gens du coin venus chercher leur commande et quelques gastronomes curieux, posés sur le petit muret qui fait office de table de banquet improvisée.
Au menu ce jour-là — mais les recettes changent chaque semaine — le Keb’AM (pain aux graines torréfiées, volaille aux épices, concombre mariné, chimichurri, sauce blanche, pommade de poivrons au piment, pickles de céleri, chou rouge, scarole tigrée) et le Shuriken (pain toasté, marmelade de légumes verts au saté, patate douce rôtie, scamorza fumée, gel dragon). Je détaille rarement tous les ingrédients d’un plat, mais vu ce programme complètement insensé pour un kebab, ça me semblait indispensable.
Trêve de blabla : en bouche, ça donne quoi ? Ben c’est diablement bon. Du relief, de la cohérence, une vraie signature et, malgré toute cette complexité, beaucoup de gourmandise. On est à des années-lumière du kebab tradi, sans jamais oublier l’essentiel : le plaisir de s’en mettre plein les doigts et les papilles.
Et ces frites… Le Belge que je suis doit confesser que ce sont probablement les meilleures que j’aie jamais mangées. Ou parmi les meilleures, allez. Faut pas que je m’emballe trop non plus.
Le ticket est un peu plus salé qu’au kebab du coin, mais tout ce qui précède le justifie largement. Et ça reste franchement accessible.
Bilan sans appel : si Alexandre Mazzia veut venir garer Michel près de chez moi, je passe illico au statut d’habitué.



