
La Cave Se Rebiffe
Visité en mars 2026
Les années passent et, peu à peu, la route s’envisage différemment : comme un prétexte à faire halte et à profiter de la vie. C’est ainsi que cette jolie découverte, un dimanche soir, a croisé notre chemin.
L’endroit n’est pas bien grand et s’organise principalement autour d’un comptoir auquel on ne serait pas étonné de voir Gabin ou Blier s’accouder, verre de rouge à la main (pour ceux qui ont la ref’). Derrière le zinc, Benjamin ou Julius — selon le jour —, et un grand tableau noir faisant office de carte des vins, impressionnante, bardée de références pointues, dont beaucoup sortent des sentiers battus. Excitant.
La bande-son est soignée, l’endroit a une âme. Les langues se délient rapidement et les conversations finissent par se mêler entre les différents groupes venus se régaler… le lieu est convivial à souhait.
Dans les assiettes, le choix est restreint mais largement suffisant, d’autant que nos deux tauliers travaillent en solo et n’ont, comme la plupart d’entre nous, que deux bras chacun. La petite carte propose quelques bricoles triées sur le volet pour attaquer : une cecina de Txogitxu, une burrata des Pouilles, quelques petites sardines…
Un parmentier de boudin noir de chez Louis Ospital prolonge la soirée, accompagné d’un pinot du Clos du Moulin aux Moines. Mariage heureux. On s’achève sur un baba rhum / passion / gingembre, un brin moins formidable mais tout de même bien sympathique.
Une adresse vivante, sincère, à glisser d’urgence dans tout bon road book gourmand. Bonus non négligeable : ouvert tous les jours. Et ça, c’est précieux.






